Les Disciples du Philosophe Inconnu...

LES DISCIPLES DIRECTS DU PHILOSOPHE INCONNU 
La Bibliothèque nationale possède un ouvrage intitulé « Appel à la vérité », publié, en Juin 1818 à Paris, et qui a pour auteur un certain Arson (cote : Lm27-678). 
En cet ouvrage, à la page 13 l’auteur reproduit la plus grande partie d’une lettre reçue par lui le 23 Janvier 1818, et dont voici le principal :
« Mais tandis que je vous découvre ainsi l’avenir de votre ennemi, comment vous prémunir contre le vôtre, que vous avez si étroitement lié au sien ? 
Voici en deux mots ce qui seul peu vous sauver : changez de maître. Passez d’un drapeau Sali, sans aveu, et ballotté par les vents, sous un drapeau plus pur, aimé et plus à l’abri des orages, à l’ombre duquel vous trouverez des hommes robustes qui vous adopteront et vous défendront.  
Je vous désigne d’abord celui d’un homme très vertueux, très probe, modeste et réfléchi, en tout l’opposé de H.W. 2 . Tandis que cet homme vivait, on le nommait de Saint-Martin. Procurez-vous son livre « Des Erreurs et de la Vérité », et lisez-le.  
Après l’avoir lu, prêtez un serment mental, qui retentira là où il doit. Vous serez adopté et soustrait à une influence redoutable. 
« Si vous ne trouviez pas assez tôt le livre que je vous désigne, transportez-vous chez M...3. 
Vous lui direz, sans lui parler de rien autre chose, qu’une personne de sa connaissance ayant vu en vous le désir de connaître la doctrine de son ancien ami, le prie de vous prêter son livre « Des erreurs et de la Vérité ».
Et comme il importe que je sache si vous êtes résolu à suivre mon avis, vous m’instruirez de votre résolution affirmative en faisant insérer dans le Journal des Petites Affiches qui paraîtra le 10 Février la note suivante : 
  • « Il a été perdu dans le jardin du Luxembourg, en allant de la grille de l’Observatoire à celle d’Enfert, un cachet en or, monté d’une pierre comme violette et portant en gravure un serpent qui se mord la queue, avec la lettre O, la personne qui l’aurait trouvé est priée de la rendre au portier de la maison n° 9 rue des Pyramides, qui donnera une récompense honnête. 
Adieu. 
 le 23 Janvier 1818.